Chère N*****,
Oui, tu m’as fait du mal,
Au début ce n’était qu’un jeu banal.
Je voulais juste m’amuser avec toi,
On avait tout mis au claire, tout mis à plat, crois-moi.
Rien de sérieux, aucun engagement,
Juste l’instant, sans promesse ni serment.
Tu étais gentil, attentif, à l’écoute,
C’est ce que je croyais, sans aucun doute.
Mais ton égo a pris le pouvoir,
Ce jour là, sans me voir.
Tu n’as pensé qu’à toi, et à ton plaisir.
Pas une fois à moi, et à mes désirs.
Et moi dans tout ça ?
Perdue, invisible déjà.
Tu voulais, moi je ne voulais plus,
Ça aurait dû s’arrêter, c’était convenu.
Mais c’était trop dur pour toi,
Simplement d’accepter ce choix-là.
Mais tu as insisté, encore et encore,
Comme si mes refus n’avaient aucun poids, aucun sort
Ça aurait pu s’arrêter là,
Si seulement t’avait accepté ces non-là
Tu as forcé avec ta main,
Toujours ce sourire figé, presque malsain.
Je disais non et tu serrais plus,
Je m’éloignais, tu forçais,
têtu de plus en plus.
Ma tête rapprochée de la tienne,
De plus en plus fort, malgré ma peine.
J’espérais qu’elle m’entende,
Ma copine juste à côté,
Qu’un regard, qu’une onde,
Vienne me sauver
Mais ma voix était trop douce,
Alors j’ai cédé, remplie de honte et de secousse.
Je ne voulais pas que tu penses,
Que tu ne m’attirais plus, par simple défense.
Alors j’ai souri, j’ai fait semblant,
Et je me suis laissée aller, en me perdant lentement.
S