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Innocence perdue à jamais

Innocence perdue à jamais

On avais huit ans, l’esprit encore jeune et fragile,

Tu as sali mon innocence dans un monde virtuel et hostile.

Des photos nues, des sites où des gens se montraient sans pudeur,

Devant nos yeux d’enfants, sans filtres, sans peur.

Toi, tu activais la caméra, encore et encore,

Tu te déshabillais, tu te montrais, tu y allais trop fort.

Tu te touchais, tu parlais avec eux sans retenue,

Moi je regardais sans comprendre, confuse et perdue

Ce soir là, il faisait noir dans la chambre de ta mère,

Et encore une fois, tu as eu une idée amère.

Ce n’était pas la première, alors j’ai dit oui,

Parfois on riait aussi.

Mais toi, tu ne ratais jamais l’occasion de parler,

Toujours prête à te montrer quand il te le demandait.

Il te disait de te déshabiller, et tu le faisais,

De te toucher, et tu obéissais.

Puis un moment, il m’entent parler sans me voir,

Et il dit ces mots-là, gravés dans ma mémoire.

« Ta copine aussi j’veux la voir », sans hésitation,

Je suis restée figée, choquée, sans réaction.

Je savais que c’était mal, au fond de moi,

Mais j’étais paralysée, trop petite pour faire un choix.

Alors tu me demande si je veux montrer mon c*l,

Et je remercie mes parents, pour leur éducation assidu

J’aurais pu dire oui, mais j’ai refusé,

Et à ma place, c’est toi qui a répondu, pressée.

«  Nan désolé, elle est pas très coquine », as-tu dit,

Sans voir le poids de ces mots sur l’enfant que j’étais ici.

Sur le moment, je ne mesurais pas la gravité,

J’étais trop petite pour comprendre la réalité,

Je te laissais faire, sans jamais te dire d’arrête,

Sans savoir que ce silence allait aussi me marquer.

Aujourd’hui, tu as mal tourné, et ça ne m’étonne pas,

Même si au fond, ce n’ai pas entièrement de ta faute à toi.

Peut-être que j’aurais pu t’aider quand on était petites,

Ou peut-être pas… peut-être que rien n’aurais changé malgré tout ce que ta fait trop vite.