POKER
POKER
J’ai toujours un peu peur de la feuille blanche.
Mais lorsque je prends mon stylo, les idées s'enclenchent.
Mes pensées se renouvellent, j’ai tellement de proses à écrire.
La vie est souvent belle, il y a tellement de choses à décrire.
Je sais qu’elle n’est pas la même pour tous, je ne fais pas de prosélytisme.
Je tiens absolument à ce que ce texte soit emprunt d’optimisme.
Personne n’a le même jeu au départ, comme au Uno.
On peut être ruiné ou plein aux as comme en sortant du casino.
L’enjeu est donc de faire avec les cartes que la vie nous distribue.
Même si ça revient parfois à jouer à Mario kart quand on a trop bu.
Une mauvaise main est transitoire, on peut y aller au bluff.
Même si ça revient parfois à être un noir arrêté par un keuf.
On nait avec un pinceau, la vie est ce qu’on en fait.
On peut choisir de peindre comme Picasso ou Claude Monnet.
Même si notre berceau a été béni par la mauvaise fée,
On peut réussir à fonder notre empire avec peu de monnaie.
Nos meilleurs atouts peuvent être retirés à tout moment.
Ce fût le cas avec le décès de ma maman.
Pendant dix ans, j’ai eu de très bonnes cartes.
Fin 91, tout a changé, comme après un éclair dans Mario kart.
J’ai dû réapprendre à jouer avec sensibilité et empathie.
Ça m’a permis d’être un bon infirmier en psychiatrie.
Dans ma vie, j’ai toujours essayé d’être loyal.
Rencontrer l’amour m’a donné une quinte flush royale.
Ma vie n’est pas mal, il y a largement pire.
Certains crèvent la dalle. J’ai deux enfants que j’arrive facilement à nourrir.
Je vis avec une princesse que je traite comme une Reine.
Certains attendent que les bombardements cessent en Ukraine.
On doit parfois faire des pieds et des mains pour que la balance penche.
C’est ce qu’a fait Philippe Croizon pour réussir à traverser la Manche.
On peut avoir de belles surprises, même si notre situation est précaire.
Et tout gagner sur une seule mise comme dans une partie de poker.
P.L.S. (Poète À la Littérature Sensible)
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