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Un soir de septembre

Un soir de septembre
Je sens encore une fois mon cœur me prendre par la gorge.

Cette sensation étrange, pourtant si familière à présent, pour l'avoir déjà tant ressentie auparavant.

J'écris, car il faut que cela sorte et tant pis pour la forme et pour le reste.

J'écris au hasard, sans savoir vraiment quoi dire,
En essayant d'ouvrir quelque chose, quelque part en moi.

Est-ce pour faire sortir un peu de mélancolie et me soulager le cœur ? Est-ce dans l'espoir ténu d'aspirer au bonheur ?

Je souffre, d'un mal à la douceur infinie.
Seul dans mon siège, pourtant près de la foule,
Seul dans ma vie, il me semble que je coule,
Dans l'océan de ma mélancolie.

Dites ce que vous voulez de ma prose,
Qu'elle est mal tournée, mal rythmée,
Qu'il y manque tant et tant de choses.
Je m'en moque, j'écris pour ne pas hurler.

Je crie dans le silence, espérant stupidement,
Que mes mots muets et secrets, pourraient qui sait?
Émouvoir quelque cœur à proximité de moi,
Émoi, qui s'approcherait, me dirait: "toi".

Je crois que c'est bien la seule chose que j'aie à moi.
Ma douleur, mes tourments.
Que je chante la peine, que j'écrive la joie,
Tout part de la douleur intime au dedans de moi.