À ceux qui ont vécu longtemps
Vous marchez plus lentement,
mais vous portez des années
que nous n’avons pas encore traversées.
Dans vos rides
il y a des routes,
des guerres silencieuses,
des amours entiers,
des pertes que vous avez survécues
sans bruit.
Le monde va vite
et oublie de s’arrêter
pour écouter vos histoires.
Pourtant,
vous êtes des bibliothèques vivantes
que le temps écrit encore.
On vous appelle vieux
comme si c’était une fin.
Mais vous êtes la preuve
que la vie peut durer,
plier,
et rester debout.
Vos mains tremblent peut-être,
mais elles ont construit des maisons,
tenu des enfants,
caressé des visages aimés.
Elles ont travaillé,
donné,
enduré.
Vous méritez la patience
que vous avez offerte.
Le respect
que vous avez semé.
La tendresse
que vous avez enseignée.
À ceux qui vieillissent :
vous n’êtes pas en trop.
Vous êtes la mémoire
qui empêche le monde
de se perdre.
Et tant que vous respirez,
vous comptez.
Entièrement.
Magnifiquement.
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