I

À JORDY...

Celui qui repose ici
avait aussi une vie,
avait aussi des rêves,
aimait surtout le zèbre.
Celui qui repose ici
ne détestait pas la vie,
ne disait rien contre elle,
il disait : “amor fati”.
Celui qui repose ici
ne jugeait pas la vie,
ne détestait pas la prière,
ne détestait pas la bière.
Celui qui repose ici
aimait les livres,
aimait cette femme,
aimait ses enfants.
Celui qui repose ici
savait qu’il partirait d’ici,
savait qu’il serait oublié,
et cela serait mieux
©Ignace