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À la femme du fleuve

À un moment de la nuit, où résonnent les doux chants de la nuit, ceux des invisibles, pas ceux des esprits
À une chevelure étrangère, celle qui émerveille les hommes d'ici, lisse et coulante comme les rêves
À un visage que  je ne vois pas, qui me sublime les yeux entrouverts dans l'eau de là;  un visage à tous mes envies
À une voix qui résonne nullement sinon un fin cri, celui de la détresse, celui de l'envie et celui des invisibles
À ton corps doux aux multiples mystères dont raffolent ceux qui y croient et ceux qui n'y croient pas
Toi femme du fleuve, femme des histoires d'autrefois ; femme, je te regarde encore.
GCMA
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