J

À MON FRÈRE CALVERT

À toi, qui as perdu la vie dans la mer,
Je me souviens de ce bateau de misère.
Tout cela, fruit des actes de lâches corrompus,
Ce drame inscrit dans l’histoire des vaincus.
Un certain trois octobre, tu quittais ce monde,
Mais pour nous, frère, en nous,ton âme vagabonde.
Tu restes vivant, dans nos cœurs, dans nos voix,
Ton souffle persiste à vibrer avec foi.
Nous espérons une réincarnation,
Car ton énergie nourrissait notre génération.
L’eau, source de vie, t’a volé la tienne,
Et depuis, notre peine est si ancienne.
Je ne cesserai jamais de témoigner,
Tant que sur scène je pourrai m’exprimer.
Tant que mes vers continueront d’exister,
Ton nom, Calvert, ne cessera de briller.
Vis en nous, dans l’arbre, le vent, la lumière,
Veille sur nous, du cœur de la poussière.
Ton départ cruel a laissé un calvaire…
Mais ton souvenir, lui, est notre repère.
©jauresmesh