A vous mes sages !
A vos messages,
je réponds si ardûment,
car je vis indûment.
A toutes les femmes,
je compose des drames.
Des propos harassant
que j'insère à leurs sentiments.
A chacune des phrases ;
à mes vers j'illustre une farce,
pour essayer de parler gentiment
à tous mes lecteurs passionnants.
J'indique une censure sans mesure
à la fin de mon poème rigide.
Probablement, j'en ai déjà écrit.
À tous ceux qui mettront des commentaires,
évitez de me parler comme hier !
J'impose qu'on s'aime ; qu'on sème
mes poèmes comme une évidence mère,
dans toute l'histoire et dans toutes les ères.
A vous Hugo, à vous Césaire !
En vous lisant, je cueille une fleur
comme une vraisemblance sincère.
À vous écrivains
qui écriviez en vain,
prenez donc une coupe de vin
en lisant attentivement mes refrains.
A vous poètes,
j'évite d'être honnête !
Cependant, je suis une comète
qui donne de l'espoir aux mornes coeurs.
A vous, à nous, à tous !
J'écrirai un poème court,
pour exhiber les pensées de ma muse,
que vous lirez à votre guise.
À tous ceux qui mettront des commentaires,
évitez de me parler comme hier !
J'impose qu'on s'aime ; qu'on sème
mes poèmes comme une évidence mère,
dans toute l'histoire et dans toutes les ères.
©elyseus
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