Tout jeune, je me suis battu à fond
Pour prévaloir la paix et l'unité ,
Voyant ma famille dans le bas-fond
J'amènai l'effort à la maternité.
Le courage d'un homme déterminé
M'a réarmé, m'a autant façonné
J'ai autant franchi le terrain miné,
Ma peur fut à l'état désarçonné.
Chemin long plein des doutes
J'y avançai sans attendre demain.
J'aurais bien effacé toutes,
Les rides et les traces dans la main.
J'ai porté dans ma poitrine
Ces gens que j'affectionnais sans prix.
Leurs images dans ma vitrine,
Je savais qu'un jour je les verrai plus.
Ce jour quand ils grandiront
Chacun, son foyer s'en ira fonder.
Via le portable ils entendront,
Combien leurs voix viennent inonder
Mon cœur vieux de plein plaisir
Redressant ces rides de tristesse.
Encore une fois je me laisse saisir
Par des moments emplis d'allégresse.
Même étant loin de la terre
Je reste toujours accroché à ma case.
Le tombeau qui m'enterre,
Leur enverra chaque jour une phrase.
J'emporterai cette joie au paradis
Illuminer le saint-siège divin,
Qu'il pleuve une pluie de maravedis
Dans la voie de leur destin.
Victor Poète✍
BIBLIOTHÈQUE VICTOR POÈTE-PAROLIER📚
©Victor P
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