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amour? Avec tout ce que j’ai traversé, j’ai quand même réussi à aimer. Et…

amour?

Avec tout ce que j’ai traversé, j’ai quand même réussi à aimer.

Et parfois, ça me surprend moi-même.

Malgré la douleur, malgré les silences, malgré les blessures que je n’ai pas choisies, il reste en moi une capacité à espérer. Espérer de l’amour, espérer du vrai, espérer quelque chose de doux qui ne fait pas peur.

J’ai rencontré T, et avec lui aussi il y a eu des peurs.

Des peurs qui viennent de moi, de mon histoire, de ce que j’ai vécu avant lui.

Parce que quand on a été blessé, on ne regarde pas l’amour comme quelqu’un qui n’a jamais eu peur. On le regarde en cherchant les signes, les dangers, les failles possibles.

Mais malgré ça, j’ai aimé.J’ai essayé d’aimer sans fuir.

J’ai essayé de croire que tout le monde ne fait pas mal, que tout le monde ne détruit pas, que certaines présences peuvent être simples, sincères, humaines.

Chacun porte ses propres peurs dans une relation.

Lui a les siennes, moi j’ai les miennes.

Et parfois, elles se heurtent. Parfois, elles s’apaisent aussi.

Ce que j’apprends doucement, c’est que l’amour ne demande pas d’être parfaite. Il demande d’être vraie, et d’accepter que certaines cicatrices existent sans tout envahir.

Je ne suis plus uniquement définie par ce que j’ai subi.

Je suis aussi définie par ce que je choisis de vivre aujourd’hui.

Par les liens que je tente de construire, même avec prudence.

Par cette volonté étrange mais réelle de ne pas fermer mon cœur.

Aimer n’efface pas le passé.

Mais aimer peut lui faire perdre un peu de pouvoir.

Et moi, j’avance comme ça.Avec mes blessures, mes espoirs, et cette envie simple mais forte : continuer à croire que l’amour peut exister sans faire mal.