Attitude paradoxale
Tu t’efforces de prendre soin de toi, manger sainement, faire du sport, te maquiller…
Mais tu te trompes qu’un temps avec cette énergie et se sourire.
Tu sais bien, tu finis toujours par t’effondrer une fois l’illusion passée.
Tu ne sais plus rien.
Ce train de vie, ce sourire ne s’accorde pas avec le vertige sur le bord du trottoir ni avec la peau bruni sous tes bracelets qui d’ailleurs te représentent si bien.
Tu essayes de changer, c’est bien, mais ne croit pas pouvoir changer le monde petite fille, on t’as fait croire que tu pouvais, comme beaucoup de choses, mais tu ne peux pas.
Le monde t’a souvent menti, tu sais.
Pourquoi cette différence dont tu étais fière s’est transformée en malheur ?
Tu te sens si rabaissé malgré ta place dans cette grande école. Tu as pourtant toujours voulu croire qu’il n’y avait pas de petites cases. Et maintenant, tes yeux d’enfant fondent et laissent place à la vision de celle-ci, impossibles à cochées, quand tes camarades eux le font.
Tu n’es pas comme eux et tu le seras jamais, le monde t’as menti.
Ce malheur du militant, tu le ressens sans vraiment l’être.
Tu te souviens du moment où tu t’en voulais de ne pas pleurer, de ne pas être au plus mal, maintenant, tu t’en veux de l’être. Alors arrête de ne pas accepter tes réactions et surtout de croire que tu peux être ta propre psy.
Plusieurs choix s’offrent à toi. Renforce l’illusion jusqu’à y croire et t’y perdre ou succombe au vertige et poses le pied sur la route.
©eugenie
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