au chevet d'Amandine
Je l'ai vu allongé sur ce lit toute pâle tenant dans sa bouche quelques propos similaires à du charabia
J'ai vu des sueurs froides apparaître sur son front et son corps trembler comme une feuille du haut des grands arbres résistant au vent violent
Je l'ai vu subsister dans l'agonie sur ce lit devenu comme son tombeau
Elle était là, à moitié inerte de sa bouche en sortant des soupirs presque inaudibles mais aussi douloureux que l'expression sur son visage
Jour après jour la parole s'en allait d'elle sans retour, j'ai imploré le divin en errant partout en cherchant le remède à ses nombreux maux
Mon cœur lourd remarquant que le seul antidote à son état fut la mort, cette mort qui abrègera ses souffrances et fera taire ses maux
C'est au crépuscule que sa main lâcha la mienne et que ses pauvres paupières fatigué se refermèrent
Par Claude.k
K