Aux hypersensibles
On vous dit trop.
Trop émotifs.
Trop intenses.
Comme si ressentir profondément
était une faute à corriger.
Vous captez ce que les autres ratent :
les silences qui tremblent,
les regards qui appellent à l’aide,
les ambiances lourdes
avant même qu’un mot ne tombe.
Vous aimez fort.
Vous pleurez vite.
Vous donnez sans calcul.
Et souvent,
le monde vous trouve fragiles
parce qu’il ne sait pas être doux.
Être hypersensible,
ce n’est pas être faible.
C’est vivre sans filtre
dans un monde qui anesthésie.
Vous portez les émotions
comme des tempêtes intérieures,
mais aussi
comme des océans de compassion.
Oui, vous vous fatiguez plus vite.
Oui, vous prenez tout à cœur.
Mais c’est parce que votre cœur
est grand ouvert,
pas parce qu’il est cassé.
Ne vous excusez pas
d’être profonds
dans un monde pressé.
Ne vous diminuez pas
pour rassurer ceux
qui ont peur de ressentir.
Votre sensibilité est une force rare.
Un don mal compris.
Une lumière délicate
qui mérite d’être protégée.
Restez vous.
Même à fleur de peau.
Même quand ça fait mal.
Le monde a besoin
de cœurs qui sentent encore.
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