Aux parents
Aux parents,
regardez vos enfants
au-delà des bulletins,
au-delà des sourires automatiques,
au-delà des “ça va” trop rapides.
Un enfant qui se tait
parle quand même.
Avec son corps.
Son humeur.
Ses silences prolongés.
Ne soyez jamais fatigués
de poser des questions.
Même si vous avez déjà demandé hier.
Même si vous avez peur des réponses.
Insistez.
Changez de cadre.
Marchez avec eux.
Asseyez-vous autrement.
Créez un espace
où la parole ne fait pas peur.
Parlez-leur du harcèlement.
N’attendez pas qu’il frappe à votre porte.
Expliquez ses méfaits.
Expliquez que le subir
peut tuer.
Et que le faire subir
est inhumain.
Un enfant harcelé
ne crie pas toujours.
Parfois il s’efface.
Parfois il sourit encore.
Parfois il survit
jusqu’à ne plus pouvoir.
Sensibilisez-les.
Dites-leur que se moquer,
humilier,
isoler,
répéter la violence,
ce n’est jamais “juste un jeu”.
Apprenez-leur que personne
n’a plus de valeur qu’un autre.
Ni par ses vêtements,
ni par son téléphone,
ni par la richesse de ses parents.
La dignité
ne s’achète pas.
Elle se transmet.
Protéger un enfant,
ce n’est pas l’étouffer.
C’est l’écouter
avant qu’il ne soit trop tard.
Aux parents,
vos enfants ont besoin
de votre vigilance,
de votre courage,
de votre présence.
Parce qu’un enfant sauvé,
c’est une vie entière préservée.
Et aucun silence
ne devrait jamais
coûter une vie.
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