Berceau du monde
Afrique, ô sein ancien d’où l’homme a vu le jour,
Tes plaines ont porté nos premiers pas d’histoire.
Le vent y chantait Dieu, les astres, la mémoire,
Et chaque arbre dressé contenait un amour.
Tes fleuves sont des veines, ton ciel un grand tambour,
Et tes enfants marchaient sans honte ni fard noir.
Avant que d’autres mains ne viennent tout vouloir,
Tu étais reine fière, sans chaînes ni détour.
Ils t’ont dit "sauvage", "pauvre", mais tu rayonnes.
Toi, mère des couleurs, de langues qui résonnent,
Tu portes l’univers dans le creux de tes hanches.
Et même dans la boue, ton éclat ne s’efface :
Tu es l’origine, et ton sol plein de grâce
Fait danser l’éternel sur tes pistes blanches.
©jauresmesh
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