Braises d’Eté
Comme une flamme vive, l'amour nous embrase,
Un sentiment nouveau, un désir qui dévore.
Sans raison apparente, la joie nous enlace,Fougueux, nos cœurs s'éveillent et s'éclosent.
En nous, L'idylle prend racine, un jardin secret,Où l'on se croit invincible, maître du temps.
Des papillons dans le ventre, un doux ballet,Et dans ses bras, un refuge, un havre de paix.
Pourtant, un jour, l'orage éclate et tout chavire,Nos âmes se heurtent, blessées, désorientées.
Le rêve s'effondre, laissant un vide immense,Un creux profond, une amertume lancinante.
La haine sournoise se répand, tel un poison,La colère gronde, les larmes inondent nos nuits.Mais hélas, malgré la douleur qui me transperce,
Je l'ai aimé aveuglément, corps et âme offerts,Me perdant en lui, sans mesure ni raison.
Il est parti, sans un regard, sans un mot,Me laissant démunie, le cœur en lambeaux.
Alors, on blâme la jeunesse, son ardeur naïve,On accuse l'amour, ses promesses trahies.
"Ce n'était qu'un amour de jeunesse," dit-on,Une flamme éphémère, vite éteinte par le vent.
Mais malgré les tempêtes et les cicatrices qu'il a laissées,Je l'aime encore, un lien invisible nous unit.Il a emporté ma vérité, mon innocence première,Et dans mon cœur, son souvenir à jamais fleurit.