Âme errante et conditionnée,
Confortable et apeurée,
Soudainement confrontée,
À sa propre réalité.
Élan de vide sur toile de fond récréative.
Plus de place de parking, on refait un tour,
Encore un autre, et puis de nouveau.
Juste assez de fois pour titiller la gorge et contracter les muscles.
Ici, les voyageurs sauvent la mise des vacanciers, les accents se bousculent.
Mais le vent ne souffle que le temps d’un tour,
Encore un autre, et puis de nouveau.
Juste assez de fois pour que cela tire sur la gorge, tout en appuyant sur la poitrine.
Jamais il n’y eut aucune chaleur émanant de ses vitrines.
Plus de mains ni de langues maternelles,
Juste assez d’argent pour une thérapie.
Entourée de faux-semblants perpétuels,
Doutant du sens de cette vie.
Mais au milieu de radio hits, de restos rapides aux prix touristiques,
De déguisements chimériques et de lèvres plastiques,
Il existe une porte coulissante, s’écartant pour laisser place
Aux idées naissantes, aux histoires et leurs traces.
Le sanctuaire aux livres rappelle qu’il existe un refuge, où sans frais, on emprunte les secrets,
D’une âme peut être errante, conditionnée, confortable, ou apeurée.
©suziesel
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