Ce jour-là
Je me revois ce jour-là
en sanglots
comme une petite fille
qui ne comprend pas
pourquoi le monde
fait si mal.
Mes épaules tremblaient
trop grandes
pour mon âge intérieur.
Je pleurais
avec tout ce que je n’avais pas dit
depuis des années.
Il n’y avait plus de masque.
Plus de dignité à sauver.
Juste moi,
à genoux dans mes propres émotions,
redevenue enfant
le temps d’une tempête.
Les larmes tombaient
comme si elles connaissaient
le chemin depuis toujours.
Un chagrin ancien
qui trouvait enfin
une sortie.
Et dans ce miroir-là,
je n’ai pas vu de faiblesse.
J’ai vu une petite fille
fatiguée de faire semblant
d’être forte.
Ce jour-là,
je ne me suis pas cassée.
Je me suis retrouvée.
Parce que parfois
il faut pleurer
comme un enfant
pour respirer
comme un adulte.
R