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Ce matin...

La pénombre, une fois encore, laisse place au jour,
Ceci chaque matin, depuis et pour toujours,
Admirant le spectacle depuis mes draps de velours,
Pas celui du lever de soleil mais de ton réveil mon amour.
Tu me regardes fatigué, en peine de te lever,
Ta torpeur, si lourde, semble une immense corvée,
Tes yeux s'ouvrent, ton regard, plongeant dans le mien,
Ton corps m'appelle, tes bras s'ouvrent, désirant un câlin.
Nous nous enlassons tendrement, des secondes ou des heures,
Le coeur rempli de joie, ressentant ta chaleur,
En t'ayant près de moi, a une vision je succombe,
Celle d'être comme ça, avec toi au bout du monde.
Est ce un rêve, une chimère, un mirage un souhait ?
Ta douceur, ta beauté, ce monde enivré ?
Vite je me hâte, je me mets a me pincer !
Mais tu es bien la avec moi, c'est la réalité.
Tu es calme, agité, tourmenté comme la mer,
Tu es implacable, d'un geste, tu déchaîne les enfers,
Mais pour ceux qui t'accorde du bonheur, du répit,
Tu es un ange, une déesse, un bout de paradis.
Il est vrai, parfois, le soleil fait place a l'orage,
Assombrissant le ciel, dans le vacarme, le carnage,
Mais après la tempête bien le beau temps,
Ce temps dans lequel nous vivons nos plus beaux moments.
Je ne veux pas me réveiller de ce monde onirique,
De cette vie avec toi, fracassante, fantastique,
Je t'aime aujourd'hui, pour le pire et le meilleur,
Jusqu'à ce qu'avec toi, mes matins se meurent.
Dukenomos.
©dukenomos