Mourir d'étouffement tel un chien de trottoir
Sous le genou d'un blanc quand on est noir!
Mourir impunément sous les joug des Santiags ,
Mourir sur les réseaux, nouveaux videogags.
On voyait le sourire beat du tueur
Voir dans l'œil du mourant l'ultime lueur !
Cette incompréhension et l'envie de vivre,
La joie du bourreau et la haine qui rend ivre.
Entendre ces âmes qui crient justice
Depuis des années. Que fait la police ?
Obéissante à l'ordre, elle se soutient à elle,
Cela justifie-t-il d'écraser le rebelle ?
Pourtant faut-il jeter tout dans le même sac
Racistes et policiers balancés en vrac!
Gens de couleur, voyous serait une évidence ?
Allons-nous oublier ce doux mot de prudence ?
Chez l'humain tout est vrai, le dégoût et l'espoir
Or nous le savons bien tout n'est blanc ou noir!
Comment vivre en ayant vu la scène,
De ce noir sous un blanc, spectacle obscène?
Alors c'est parti pour des violents cortèges
Où tout se croit permis : respect et sacrilèges !
Mais nous suffira-t-il pour effacer l'horreur,
Avec un genou au sol à la main l'haut-parleur?
Je rends hommage à Flody George
Donc un sombre crétin a écrasé sa gorge !
À prendre sa vie, l'Amérique est en feu,
Mais son président dit: cela n'est qu'un jeu.
Victor Poète ✍
BIBLIOTHÈQUE VICTOR POÈTE-PAROLIER 📚
©Victor P
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