🌌 CHRONIQUE BLEUE
Le bleu s’étire,
il recouvre tout.
Même mes doutes, même mes
manques,
même l’ombre qu’t’as laissée
derrière toi.
J’sais plus vraiment
si j’te regrette
ou si j’regrette juste
ce que j’étais avec toi.
La nuit respire lentement,
comme si elle portait mon cœur
à ma place.
Et j’me laisse faire,
j’me laisse couler,
sans accrocher le réel,
sans regarder en arrière.
Le bleu m’prend,
me berce,
me défait.
Et dans ce silence qui flotte,
j’crois que j’commence enfin
à disparaître un peu moins.
Sous le bleu…
sous le bleu…
tout se tait.