D

Compas Gouyad

Compas Gouyad
Dis-moi, quand
Vibre le temps,
je suis impatient.

La piste de danse s’illumine,
samedi soir je l’imagine.
Sur le tempo, il fait chaude
Entre sa nuque et ses hanches.
C’est la chute, alors je lutte.

Dans ses yeux, le niveau.
Entre mes bras, partenaire.
Alors je m’enflamme
Sur le rythme de la basse.
Je réponds au saxo.
Elle plie de sa grâce,
l’étreinte ne lasse.

Ce soir, je le raye,
le parquet demande pardon.
Escarpins à l’entrée,
l’ambiance est bonne.
Les pieds se libèrent,
les appuis surchauffent,
les huit de hanches martèlent,
les sentiments se mêlent.

Parle par tes pas,
chante par les bras,
le silence, meilleur compagnon.

Si j’échoue,
le réveil sera fracassant.
Alors je danse,
même en transe,
et je donne tout.

Yeux avouent : perdu.
Tout au fond,
elle me dévoile.
Pourquoi suis-je si tendu ?

Oups, partenaire de minuit à disparu.
Réveil brutal.
Vivement ce soir.