Confession d'un esprit fracturé
Je n’habite plus en moi. Je suis un pays en cendres,une guerre qui continue même après le silence.
Mes pensées ne marchent pas, elles trébuchent,
elles saignent sur les bords de la conscience.
Chaque idée est une lame retournée dans la chair fragile de mon calme factice. On dit “tiens bon”,
mais ils ne voient pas les murs qui s’effondrent
derrière mes yeux ouverts.
Je parle, mais ce n’est qu’un écho mal recousu ,une voix empruntée à quelqu’un que j’ai perdu. Moi-même, peut-être. À l’intérieur, c’est un orage sans fin, un ciel qui a oublié comment se taire.
Les souvenirs frappent comme des coups, et le présent fuit comme une fuite de sang. J’ai compté mes morceaux un soir de trop : il en manquait la plupart.
Certains se sont noyés dans l’enfance, d’autres brûlent encore dans des nuits sans nom. Et si tu crois me voir debout, c’est que tu regardes le masque, pas la chute.
Je tiens par habitude, pas par force, parce que même s’effondrer demande de l’énergie. Je ne suis pas brisé. Je suis éparpillé dans un endroit où même la douleur hésite à me retrouver.
K-ramel