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Consolation

Consolation

Ne pleure pas des jours qui nous séparent,

Ni des instants affreux qui nous rendent épars.

Ce n’est qu’un peu de temps — tu le verras toi-même,

L’année est fugace, et l’amitié s’essaime.

Ne pleure pas du temps qu’on prendra sans se voir,

Ne songe pas trop aux heures des savoirs

Que nous goûtions jadis, unis dans nos discours,

Parlant de ce lien qui nous liait toujours.

Ne pleure pas, ô toi, mon ami si cher,

Cette douleur te brûle — moi, elle m’incinère.

Et s’il est une chose à garder dans ton cœur,

C’est qu’un jour, nous reviendrons à ces heures.

Je pense à ces soirs où, te voyant au loin,

J’admirais en silence celui qui semblait oint.

Je pense aux matins où nous marchions en accord —

Mais ces jours reviendront, et nous marcherons encore.

Ne pleure pas… ne pleure pas !
Consolation