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Cycles du soleil: Maëva

Dix cycles du soleil: Maëva

Au rythme de dix cycles du soleil,
Ma vie ne m’appartient plus, pareil.
Je respire encore, libre en apparence,
Mais mon destin dépend de leur présence.
J’existe encore parce qu’ils le veulent,
Parce qu’à présent je suis l’une des leurs.
Marquée d’un sceau que je ne peux nier,
Un signe d’appartenance gravé.

Je ne sais plus vraiment qui j’étais,
Tous mes souvenirs se sont effacés.
Il ne me reste qu’un nom, une flamme :
« Armand »… murmuré au fond de mon âme.
À qui appartient ce nom étrange ?
Est-ce un passé, un rêve, un mirage ?
Qui était-il ? Comment le savoir
Quand même le monde m’est resté dans le noir ?

Je ne sais rien de l’extérieur,
Seulement ces murs et leur froideur.
Et pourtant ce nom me rend fragile,
Comme un écho lointain et indocile.
Ils m’ont forgée, rendue plus forte,
Brisée, reconstruite… d’une autre sorte.
Car je sais au fond de ma mémoire
Que je suis leur arme dans l’histoire.

Une machine née pour détruire,
Leur volonté est mon seul empire.
Pourtant mon âme refuse la nuit :
Une part de moi murmure encore oui.
Un jour je briserai ces chaînes,
Je marcherai loin de leur domaine.

Je retrouverai mes racines perdues,
Les vérités que j’ai toujours tues.
Je saurai d’où vient ma destinée,
Et le visage que j’ai oublié.
Alors peut-être je comprendrai
Qui j’étais… avant d’être ce que je suis devenu.
Peut-être.

Cycles du soleil: Maëva
#douleur#triste#emprise#solitude