Dans le silence feutré des âmes longtemps soumises,
Un murmure s'élève, brisant les bêtises
Imposées, les chaînes invisibles et lourdes,
L'éveil d'une révolte qui n'a rien de lourdes
Clameurs violentes, mais qui n'en est pas moins
Puissante, car elle naît au creux des besoins
Profonds d'authenticité, de respect mutuel,
Un refus tranquille d'un ordre cruel.
Ce n'est pas le fracas des armes ni des cris,
Mais la lente érosion des vieux édifices.
Des gestes simples, porteurs d'une nouvelle vision,
Un regard qui s'affirme, une douce démission
Des rôles étroits, des attentes aliénantes.
Une affirmation sereine des différences amantes.
On ose la vulnérabilité, on partage ses faiblesses,
Brisant la carapace des fausses forteresses.
Les liens se tissent autrement, plus authentiques,
Affranchis des jugements, des critiques cyniques.
Une solidarité discrète se met en place,
Un soutien mutuel qui efface la glace
De l'isolement. On réclame l'écoute attentive,
Le droit d'être soi, sans aucune tentative
De formatage. Cette révolte est une fleur qui s'ouvre,
Déployant ses pétales, sans fracas ni couvre-
Feu. Elle grandit en silence, mais sa fragrance
Parfume l'air, contamine l'indifférence.
C'est la force tranquille d'une conscience éveillée,
Qui refuse le mensonge et la vérité biaisée.
Alors ne sous-estimons pas cette douce puissance,
Car elle porte en elle les germes d'une renaissance.
Un monde plus humain, plus juste, plus aimant,
Né du refus paisible d'un asservissement.
©rina30
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