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Dans les couloirs de l’espoir

Dans les couloirs de l’espoir
Mon enfant ne court pas comme les autres,
il apprend d’abord à respirer.
Ses jours se comptent en rendez-vous,
en médicaments,
en espoirs remis à demain.
Je souris devant lui,
je fais semblant d’être solide,
mais quand la nuit tombe
je redeviens une mère qui a peur.
J’ai appris des mots que je ne voulais pas connaître,
des couloirs trop blancs,
l’odeur des hôpitaux,
et ce silence tendu
avant chaque résultat.
Pourtant mon enfant rit.
Et dans son rire
il y a plus de courage
que dans tous les discours du monde.
Je voudrais lui donner mon souffle,
mes forces,
mes années s’il le fallait.
On devient capable de l’impossible
quand on aime un être si fragile.
Avoir un enfant malade,
c’est vivre entre deux battements :
la crainte de perdre
et la joie immense de l’avoir.
Et chaque matin je promets,
sans le dire à voix haute,
de me tenir debout pour lui,
aussi longtemps que mon cœur
saura l’aimer.