Dans l'ombre d'un amour brisé
Je t’ai aimé dès le premier jour,
Avec une foi naïve, un cœur plein de douceur,
Je croyais en toi, en notre avenir,
Mais peu à peu, j’ai découvert la douleur.
Les soirs où tu rentres ivre, perdu dans la brume,
Je suis cette femme qui attend, qui s’efface, qui assume,
Les regards vides, les mots qui se perdent,
Et le silence lourd qui tout recouvre, tout efface.
Je vois ton visage déformé par l’alcool,
Une ombre de l’homme que j’ai connu, que j’ai voulu,
Et je me demande si tu te souviens, si tu te rends compte,
De la douleur que tu infliges à ton propre cœur, à ma vie.
Les nuits sont longues, pleines de tourments,
Chaque bouteille devient un mur, un geôlier, un torment,
Et moi, je suis là, fragile mais résiliente,
Cherchant la force dans cette tempête persistante.
Les enfants, ces petits êtres innocents,
Ont leur regard qui se voile, leur innocence qui se perd,
Ils sentent le poids de nos luttes, la tension qui monte,
Et je me demande si un jour, tout cela pourra s’arrêter, s’éteindre.
Je voudrais te voir renaître, te voir guéri,
Mais je crains que l’alcool ne soit devenu une prison,
Une dépendance qui déchire tout, qui détruit,
Et moi, je suis cette femme qui rêve d’un horizon plus clair.
Je vois en moi une force que je ne soupçonnais,
Un courage d’enfant qui refuse de sombrer,
Et malgré la douleur, malgré le désespoir,
Je garde en moi cette étincelle d’espoir.
Car je sais qu’au fond de cette nuit noire,
Il y a une lumière, une promesse d’aurore,
Que peut-être, un jour, la tempête s’apaisera,
Et que l’amour pourra enfin retrouver sa voie.
Je souhaite que tu retrouves la paix, la sérénité,
Que tu te libères de cette chaîne, de cette dépendance,
Mais je sais aussi que je dois penser à moi,
À nos enfants, à notre vie, à ce que je peux encore espérer.
Je suis cette femme qui se bat, qui résiste,
Malgré la douleur, malgré la trahison de l’alcool,
Je veux croire en la force de l’amour sincère,
Et dans la possibilité d’un avenir sans cette ombre, sans cette guerre.
Et si un jour, tu décides de changer,
Je serai là, prête à reconstruire, à aimer, à pardonner,
Mais en attendant, je me tiens debout,
Et je continue d’espérer, malgré tout.
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