Dans l'ombre d'un père brisé
Dans le silence lourd des nuits sans fin,
Je contemple l’ombre de ton visage éteint,
Un père qui vacille entre l’ombre et la lumière,
Un homme perdu dans ses démons, dans ses chimères.
Les souvenirs d’enfance se mêlent à la peur,
Des éclats de colère, des mots pleins de douleur,
Les promesses d’un avenir qu’on croyait possible,
Se dissipent dans l’alcool, dans le vide indicible.
Je suis ce petit cœur qui bat au rythme du chaos,
Cherchant la stabilité dans un monde si faux,
Les regards des autres, la honte qui me serre,
Se mêlent à la tendresse que je n’ai plus su faire.
Chaque matin je me lève, portant le poids invisible,
De cette blessure profonde, si difficile à guérir,
Une lueur d’espoir, fragile comme un fil,
Me pousse à croire qu’un jour, je pourrai sourire.
Car au fond, je sais qu’au-delà de la tempête,
Il y a une force en moi, une lumière secrète,
Un rêve d’amour, de paix, de répit,
Et la promesse qu’un jour, je serai libre, pas à pas, sans bruit.
Je porte ton ombre, mais je cherche ma voie,
Apprendre à guérir, à pardonner parfois,
Car malgré la douleur, malgré la pluie,
Je suis toujours là, prêt à bâtir ma vie.
Et si parfois le vent me souffle la tristesse,
Je me souviens que la vie recèle de tendresse,
Que même dans l’ombre d’un père brisé,
Naît la force d’un enfant qui veut s’envoler.
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