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Dépendance afffective

Dépendance afffective
Ses mots résonnent en moi comme un écho sans fin,
Alors qu’il me parle de l’autre, de son prochain matin.
Il compose son numéro, le front serein, sans gêne,
Je m’étouffe avec ma chaîne à mon cou, mais je suis heureuse parce qu’il ne me quitte pas.
J’en suis consciente, oui, le poison est réel,
Mais l’idée de partir me semble un désastre.
Vivre sans lui ? Un désert, une boucle infernale,
Vivre sans la courbe de ses yeux ? C’est mourir de faim.
Même si ce regard n’est plus que dédain et glace,
Même si dans son cœur, je n’ai plus aucune place.
Son dégoût pour moi devient si profond chaque jour
Son regard froid s’aiguise, lame de fer et d’ombre sombre.
Il me fixe et m’efface, sans un geste, sans un cri,
M’offrant pour tout aveu le silence du mépris.
Me montrant dans son regard sa totale haine pour moi.
Mon amour pour lui est incommensurable,
Je suis comme l’esclave d’un amour qui n’existe plus pour lui.
Et moi… je cherche une lueur d’espoir dans son regard
Pour me montrer que je vis.