Dernières attaches
Je continue d'avancer,
Sur ce sentier escarpé,
Et lorsque par malheur derrière moi je décide de regarder,
Au point de départ je suis ramenée.
Le champ devant moi est pourtant d'une rare beauté,
Vivant, parsemé de fleurs colorées,
Et mille fois plus attrayant
Que le paysage désert et étouffant
Duquel je ne veux me détacher.
Têtue je suis, me diriez-vous
Mais ce paysage avait autrefois l'apparat
D'un champ plus délicat,
Plus fleuri, plus doux.
L'illusion à présent n'est plus,
Le paysage mis à nu,
Mais je ne peux m'empêcher
Lorsque je me tourne vers l'ombre,
De revoir dans ces décombres,
Des images de ce qu'elle a été.
S