Je me meus dans les méandres
Dont le fond, sinueux, sans fin, n'a rien de tendre
Un jour froid, dans mes tourments,
Alors que je "sur" vis paisiblement
Mon esprit s'évade, tel un gracieux calvère
Me laissant une saveur amère
De glace laissant mon cœur,
Loin de l'âtre et de sa chaleur
Faisant de mes maux, de mes paroles,
Une longue raillerie ; je crois que je suis folle...
Alors qu'il fallut parler de ces effrayantes vérités
J'y mis toute ma bonne volonté
La tête dans les nuages
Tout le monde te dit "allez, courage"
Mais ce n'est qu'une douce hérésie
Et pour minime soutien je vous dédie cette simple poésie
Les gens te disent qu'il y a pire
Que tu ne sais pas ce qu'est de vraiment souffrir
Non! Tu n'es pas malade!
Arrête de nous raconter des salades!
Cache ta détresse
Il suffit de te bouger les fesses!
Tu n'as pas une jambe cassée, tu es juste fatiguée
Et pourtant qu'est ce que j'aurais préféré!
Je ne sais pas vous expliquer
En toute rationalité
De quelle manière je me trouve face au néant
Et mon cœur s'efface, comme mes sentiments
Et je pleurs
Et je me meurs...
C'est l'écriture d'un spleen
Déchirant, solitaire, aux multiples particules fines
Laissez moi comprendre, en silence,
J'ai honte mais je n'y peux rien,
L'âme panse,
Et bientôt j'irai bien...
Je regarde loin devant, depuis maintenant un an, vers l'avenir
Et bientôt c'est promis je vous offrirai mes plus heureux sourires...
--- L.V---
©laulivia
L