Ah, j'ai grandi : corps et esprit.
Je ressens plus fortement et j'analyse de plus en plus.
Toi qui essaies de conquérir mon cœur enfermé depuis bien longtemps, tu fais frémir mon corps à ton toucher. Tu t'approches un peu trop et mon esprit pense aussitôt à la rencontre de nos lèvres.
Oh là là, mon corps réclame des sensations qui me sont bien étrangères. Je laisse mon esprit s'exprimer dans ma tête lorsque je ferme les yeux. Nos corps, tels le pain et le beurre entremêlés, se mélangent si bien que je me trouve perverse à cette idée.
Je ne peux m'en empêcher, je te veux, j'en suis sûre.
Non pas seulement par désir, mais parce que ta présence est capable de combler ce cœur que j'avais peur d'attacher. Car mon attachement est tel celui d'un assoiffé qui a besoin d'eau, ou d'un mort qui a besoin d'un souffle de vie ; ce sera jusqu'à la fin.
Oui, je te veux, toi, de haut en bas, tout entier, corps et âme, rien qu'à moi.