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DICTATURE

DICTATURE
Ma chère et tendre Isabelle, je te demande pardon pour mes violences.
Je m’excuse d’avoir répondu par le poids de mes émotions en te tourmentant.
Je ne saurais quoi dire pour justifier mon insolence.
Aujourd’hui, tu es morte de mes mains en ce que l’on sous-entend.

Je ne cesse de haïr ma personne depuis ce jour où je ne sentais plus ton souffle.
Pris dans un ressenti de rage et de jalousie, je n’ai nullement réussi à te le montrer par tendresse.
Me voici pris entre plusieurs troubles.
Tu es mon âme, ma partenaire, avant que tu ne disparaisses.

Mille mots ne suffisent pas à justifier mon meurtre.
J’en assume le poids et les revers de la médaille.
Mon silence se heurte dans ma demeure.
Mes pensées deviennent suicidaires en repassant à tes funérailles.

Je plonge dans un chagrin qui me semblera éternel.
Je ne me sens plus vivant, voulant ainsi prendre une tentative de suicide.
Aujourd’hui, l’étoile qui illuminait ma vie s’est éteinte emportant avec elle mon essence charnelle.
Je suis devenu aveugle en regardant ma vie qui fut prise par un homme narcissique.

En déficience mentale, je deviens trop dangereux pour ce que j’aime.
J’en ai pris la conclusion de te rejoindre dans l’autre monde ce soir.
Sous l'emprise du silence, ma vie est devenue un dilemme.
Je partirai sans avoir eu le temps de dire au revoir.

J'espère, dans un autre monde, être un homme meilleur.
Bien vrai que cela n’effacera pas mon crime.
Et quand bien même que je reconnaisse le poids de mes erreurs.
Je ne cesserai de pleurer en m’alarmant sur ce fardeau qui m’opprime.