Dans la profondeur de la forêt affamée,
J'entends une voix sombre de peine
Gémie dans le creux de mes oreilles.
Un son douloureux qui joue à la Tic-Tac
Dans mon âme martyrisée par le malheur de l'Haïti
La voix , celle d'un oiseau mythique me dit
La nuit s'est assombrie sur ton peuple,
Cette nuit matinale ,une pluie diluvienne
S'est déchaînée sur ton peuple tel un typhon
Une pluie de malheur et misère a aiguisé
Sa glaive d'aiguillon contre ton Anyama
Ah Anyama AYAHO kRÉYÉ Zâ!.
Étant dans ton sommeil empoisonné,
Tes fils laboureurs
Filles battantes
Vaillantes femmes guerrières
Crèvent dans l'armoire des décombres
Ils criaient au secours
Et leurs cris ennoyés ne t'ont pas réveillé
Hélàs hélas ,"Zeu bokan han!"
Des enfants rendus en boule de terre
Des femme-mères courbées
Dans les ruisseaux disent merci aux poids
De la mort.
Ah! Mayana!
Comme si les pandémies ne nous suffisaient pas
Comme si les guerres tribales ne nous suffisaient pas
Oui comme si les crises électorales
Ne nous suffisaient pas
Il a fallu cette crise pluvieuse pour
Ravir de tes mains noirs claires
Tes vaillants enfants!
Ah Anyama ,Nyama Ayaho kréyé zâ!
Anyama témoin oculaire
Anyama témoin silencieux
Des actes sanguinaires de la pluie
Sous tes yeux, tu vois tes enfants
Emporter par l'yibodjagba
Tu veux les revoirs
Mais ils te disent au-revoir.
Sans voix ,tu les vois
Embrasser la mort soudaine
Héee Dieu d'anyama où es-tu?
Anyama fils
Anyama filles
Anyama femmes -mères
Nyama ,mayana mort vivant
Où que zidogoprou vous a planté
Mon encre poétique Et mes rimes d'emphases
Seront un abreuvoir de consolation
Pour les cœurs meurtris d'anyama.
les jeunes poètes du Lôgblêdou.
Béhi hermann dylàn ,Abidjan : le 22/06/2020
Le Dôpé🕊🕊🕊
©behi
B