I

DIEU SAIT

Jadis, à la ruelle Sainte-Joyce,
Nous vivions que de nos os,
Dieu sait combien je t'aime,
Sans toi, je ne suis plus le même.
Du jasmin sur ton corps,
Mon cœur n'est pas si fort,
Dieu sait quand viendra ma fin,
J'ai rêvé de notre premier pain.
Sois là, ou je meurs,
À Kivu, il n'y aura plus de guerre,
Dieu sait combien je te vénère,
L'amour vrai n'a point d'heure.
Jadis, sur la route de la Seine,
Nous parlions de Sainte-Hélène,
Dieu sait combien j'aime ma croix,
La vie est une religion, et toi ma foi.
©Ignace