Douce nuit
Au crépuscule, illuminé par Séléné
De sa douce nappe blanchâtre,
La crique où tout s'est révélé.
Où lui sut qui elle était.
Deux êtres consubstantiels s'idolatrent,
Emplie d'un sentiment épuré.
Il la contemplait, angélique, authentique,
Elle l'admirait, idyllique, extatique.
L'azur se dessinant autour de sa silhouette,
Le disque d'opal reflétant sa peau,
La pureté scintillante de ses cristaux,
Un regard suffit pour qu'il s'admette.
Soudainement, d'une passion saisissante,
Ils se dévorèrent les lèvres, effleurant leur corps,
N'ayant qu'une pensée fugace, l'insuffisance.
N'ayant pour unique désir, la satiété sensuelle.
A