DramaQueen
Dramaqueen
Mais qu’arrive-t-il aux drama queens ?
Ils ne me lâchent pas depuis le refrain.
T’as trop inhalé…
Ma poésie s’infiltre sans filtre,
L’encre est malsaine —
Ma plume tellement brillante
Vibre comme une imprimante ~
Imprime mon flow sur tes tympans,
T’économisera sur les implants —
Tes yeux sont envieux,
Ma plume est sans fin.
Pour toi,
Je suis de l’époque des osselets,
Secret — dix ans de gestion.
Du coup, je te découpe
Depuis le refrain,
Textes en impulsion.
C’est l’air enfermé
Qui sillonne en suspension…
N’essaie pas d’être comme moi,
Je suis fou — toi en moi,
Nous sommes en fait trois ~
Mais la sève est greffée,
J’en ai fait mon destin.
Suis-je le génie contemporain ?
Mes textes laissent des traces.
Suis-je d’une époque lointaine —
Et pourtant la trap
Me fait bouger comme un braqueur.
J’ai percé le coffre
De l’inspiration ~
Sans bruit, sans une trace,
Mon œuvre est scrutée
Pas à pas.
Ça consulte…
L’académie a peur de mes refrains,
Alors lâche en freestyle,
Régulier comme Ray Allen.
Je dégaine
Depuis les trois points —
L’air est palpable,
La chaleur en prend soin ~
Ou suis-je insondable ?
Ma retenue est totale —
Alors je plaide coupable :
Génie minable,
Je tends
Vers l’œuvre létale.
D