En l'ôte route périlleuse, tel tumulte règne,
Un petit fol, sans sens, vagabonde sans peine.
Son sac de clous, joyaux de sombre billevesée,
Sème disgrâce, la voie de chaîne en chaîne éventée.
Un lourd poids, géant d'chemins, plie sous le joug,
De l'infortune un geste importé, de la part d'Estoc.
Le fracas retentissant, symphonie de fer et cris,
Résonne en la nuit, air funeste, cruel mépris.
Le carambolage, drame enchaîné par méprise aveugle,
Se montre en l'ombre, comme ballet, de malédiction s'èlivre.
Les destins s'enchaînent, les vies brisées sans lueur,
La petite chose, sa légèreté fatale en procession.
Tel va le siècle, sur l'autoroute à point de retour,
Où si petit acte déchaîne tragédie, sinistre détours.
Une vérité cruële, tisse le sort des hommes,
Une petite chose peut lier destins en renommes.
INESTA Guillaume
Le 11/04/2024
Briançon
©andras
I