En attente de la fin
Ce n’est pas une fin,
juste un espace qui s’élargit.
Un temps suspendu
où les mots pèsent plus lourd
que ce qu’ils disent.
On continue,
par habitude peut-être,
par douceur aussi.
Mais quelque chose se retire,
sans bruit.
Les phrases deviennent sages,
les rires économes.
Les gestes se font rares,
comme si le temps
apprenait à se taire.
Il y a cette attente discrète,
pas celle qui espère,
celle qui comprend.
Elle ne demande rien,
elle observe.
Si tout doit changer,
qu’il le fasse doucement.
Sans fracas.
Sans explication inutile.
Il existe des départs
qui commencent bien avant
le dernier mot
J