Entre les lignes
Il avance dans le jour
comme un homme ordinaire.
Les mots qu’il dit sont sages,
les gestes mesurés.
Mais dans le creux de sa poitrine,
il y a une tempête sans vent,
un feu qu’il ne peut nommer,
un murmure qu’il n’ose prier.
La nuit, quand tout s’éteint,
il parle à Dieu en silence.
Pas pour demander,
juste pour être pardonné
d’aimer sans comprendre.
Et chaque matin,
il remet son masque,
range son cœur dans une poche,
et sort affronter la lumière,
comme si elle ne le brûlait pas.
J