Espoir
Tu l’appelles espoir,
mais c’est une drogue bleue.
Tu sais qu’il ment,
qu’il donne des signes contradictoires,
qu’il te brûle doucement,
et pourtant tu reviens y goûter.
Il te fait sentir vivante,
même si c’est dans la douleur.
Tu le caresses,
tu l’entretiens,
tu le justifies.
Parce que sans lui,
le vide est plus grand
que la blessure.
Et ça,
tu ne l’avoues pas encore.