Y

éveil

Dans ma boîte cervicale
La loi des hommes s'efface
Celle de Dieu s'écrit
Mon oeil menteur s'est fermé
Et ma bouche hypocrite s'est tût
Ma tombe,profonde et noir
Attend de se nourrir
De ma minable vermine.
Les jours succèdent aux jours
Les nuits aux nuits
Ma stérile âme
Narguée par une blanche lumière
N'attend plus aucun espoir
Tout chavire ô mon âme
Mon cerveau,cet édifice collossal
S'écroule de fatigue
Et mon âme repue,trainarde
Siège sur un trône de feu
Essayant d'étouffer les plaintes criarde
Qui s'échappent de sa gorge en feu.
Mon coeur ce petit prince
Incompris, innocent
Qui jamais ne se contente de peu
S'est trouvé tant de fois brisé
Qu'il s'est relégué dans une géole
D'où rien ne saurait le tirer
La haine y a vaincu l'amour
Tout y est devenu noir
Sur mon corps exhalaison
De langues de fumée
Signe que ma raison
Qui se consumait a déjà brûlée
Je meurt ô diables buveurs d'âmes
Nourrissez vous de ma chair et de ma dictame
Et goûtez donc de mon sang amère
Tout m'est mort , horreur
Semblant venue ma dernière heure
Mon esprit, cette maudite
Que j'ai nourris de remords
M'accable, m'édicte
Le passé afin que je me le rememore.
Mon être se drogue d'opium
Celui du mensonge et de l'hypocrisie
Chaque jour vers l'enfer je descend d'un pas
J'ai goûté à la vie,mordu à son foutu appât
L'être adamique en moi disparaît
Celui spirituel apparaît
Au jour le jour je vis
Chaque soir dans la lumière éteinte je prie
Et jamais je ne ris et jamais je ne pleure
Merci lecteur
Hypocrite lecteur
©yvesubuntu