Dans l’ombre, j’écris seul, sans que l’on m’applaudisse,
Mes mots tombent souvent sans écho, sans retour.
Je rêve de lumière, je survis chaque jour,
Loin des ors de la scène, proche du précipice.
Mes poches sont trouées, mon âme est en supplice,
Mais j’offre mes douleurs, mes silences, mon tour.
Je tends l’art à la rue, aux passants, à l’amour,
Même si chaque vers me coûte un sacrifice.
Combien de fois, brisé, j’ai douté de mon nom ?
Combien de fois, la nuit, j’ai pleuré mon pardon,
Demandant à mon Dieu pourquoi l’art est si rude ?
Mais l’art est mon combat, ma couronne, ma foi,
Car même sans argent, je demeure une voix :
Je bâtis l’univers là où l’homme recule.
©jauresmesh
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