Femme
D’antan, la femme était bien plus qu’un simple être : elle était un symbole, un moment d’équilibre, une lanterne éclairant la marche de l’humanité, une boussole morale dans les dérives du monde.
Mais le temps, qui possède cette étrange faculté d’éroder tout ce qu’il effleure, y a ajouté la modernité et son cortège d’« ismes » : des doctrines qui prétendent canoniser la gent féminine, souvent seulement en apparence, tout en la vidant peu à peu de son essence.
Nous en sommes donc là : la mère de l’humanité, autrefois matrice de repères et de valeurs, se retrouve parfois associée à des dérives qui laissent perplexes les pères, les frères et les fils, face à une normalisation troublante de certains écarts de comportement.
Au fond, ce qui s’exprime ici n’est ni la haine ni le mépris. C’est une colère née d’un constat accablant, un regret face à des idéaux qui semblaient autrefois immuables, et une inquiétude profonde quant à ce que deviendront les générations futures.
La célébration internationale de la femme ne devrait pas se réduire aux festivités. Elle devrait être un rappel : celui des droits qui sont les vôtres, mais aussi des devoirs qui vous incombent, et du rôle fondamental qui demeure le vôtre dans l’équilibre et la continuité de l’humanité.
Car entre le désespoir et l’émergence de nouvelles forces vives subsiste encore une espérance : celle de voir le phénix renaître de ses cendres, pour le plus grand bien de l’humanité.
M