J

Fille de joie

Fille de joie
On t’appelle fille de joie,
Mais qui a vu tes larmes la nuit ?
Derrière les sourires imposés,
Se cache une âme qu’on oublie.

Tu marches sous des regards lourds,
Jugée sans être écoutée,
Comme si ton histoire n’avait jamais
Mérité d’être racontée.

Mais tu es plus que ce nom qu’on te donne,
Plus que ces mots lancés sans cœur,
Tu es une vie, un combat,
Une dignité qui refuse de mourir.

Et dans le silence des nuits trop longues,
Quand le monde détourne les yeux,
Tu restes debout, malgré tout,
Forte… même dans l’invisible.