Le temps, tel un fugitif insaisissable,
S'échappe entre nos doigts, sans répit.
Il danse, imperturbable, sur le fil fragile,
Tissant l'histoire de nos vies, infini.
Les horloges, sinistres et implacables,
Rappellent sans cesse notre destin funeste.
Leurs aiguilles, comme des lames formidables,
Transpercent nos cœurs, nous laissant en quête.
Les souvenirs, tels des étoiles éteintes,
Se nichent dans nos âmes, doux et amers.
Ils murmurent les rires, les larmes, les plaintes,
Et nous rappellent que tout est éphémère.
La vie, elle aussi, court à perdre haleine,
Chaque instant nous rapproche du crépuscule.
Mais dans cette fuite, une beauté se dévoile,
Comme un soleil couchant, sublime et majestueux.
Alors, saisissons ces instants, précieux et fragiles,
Avant qu'ils ne se fondent dans l'oubli.
Car le temps, inexorable, continue son périple,
Et nous, spectateurs émerveillés, le suivons à l'infini.
©soso_poete
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