Funérailles d'un souvenir
On a creusé dans ma mémoire un trou plus profond que le silence. J’y ai déposé ton nom enveloppé dans des draps de passé, avec des fleurs qui ne poussent que dans les regrets.
Les gens appellent ça tourner la page, mais moi j’ai vu un cortège marcher lentement dans mes veines
comme une pluie sans fin. Chaque souvenir portait un masque de cire, et ton regard, figé dans l’ombre,
refusait encore de mourir complètement.
Alors j’ai fermé la terre sur toi avec mes propres mains tremblantes, et j’ai prié sans dieu pour qu’enfin tu deviennes poussière. Mais même sous six pieds de nuit, tu continues de respirer dans les coins cassés de moi.
K-ramel
Auteure de poésie introspective
K