L

grâce de sagesse

Ô grâce de sagesse, j'ai laissé ma peine aux oubliettes
Et les secrets au fin fond de mon esprit.
Vagabondant libre de mes désirs enfouis,
Et de la peur qui nous anime au plus profond de cette terre.
Noblesse de ce siècle incertain,
Mes rêvesuse cherchant à faire mieux.
Je dompterai le mal de mon propre mal,
Insoumise de ce temps pour connaître les bonheurs de tous les temps.
Où la lumière entrera en paix avec mon cœur,
Où l'esprit volera avec l'esprit qui le guide.
Peureuse de mes craintes, malheureuse de mes méfaits,
Crois-le ou non, j'y arriverai,
Quitte à réitérer mes paroles.
Je ne veux donc pas te blesser mais te combler de ma plume,
À l'enchantement d'infortunes si bien que tu en ressentiras dans tous tes états.
Ma tristesse de mes maux, pour écrire le meilleur des mots,
J'ai ouvert mes veines, fut un temps jadis où j'étais profondément triste.
Mais laisse-moi te dire, à l'enchantement de ma plume,
Que ma tristesse n'est pas encore finie.
Et plus rien ne me fait de mal maintenant,
Car j'ai appris, par cette tristesse qui me colle à la peau,
Qui est dans mon sang et mon être intérieur et qui ne me quitte plus,
J'ai appris à être heureuse de ma tristesse.
Oui, cela peut paraître étrange, mais je l'ai transformée
Pour ne plus voir qu'elle me blesse et me laisse à l'abandon.
J'ai dû sacrifier le fruit de mon amour et de mon alliance,
Pour ne pas finir six pieds sous terre,
Car je ne rêve que de voler, de voler au-dessus des cieux et des terres.
Alors, vois-tu, je radote toujours,
Mais comprends-tu que j'aime la solitude maintenant ?
Oh, le comprends-tu, comme Dieu le comprendrait, ah sait-on jamais ?
Mais je reste fidèle à mes engagements,
Si bien que parfois, je semble confus.
Car au soir couchant, je rêve de désirs magiques,
Imprévisibles de ce temps.
Alors, emporte donc le vent de ma peine aux oubliettes,
Et écoute la parole de la plus belle des manières."
©lydia95